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Encorner les prix
Politique27 septembre 2026

Encorner les prix

La DdC lance « Encorner les prix»: interdiction de l’affichage des prix pour lutter contre le sentiment de vie chère, création de l’ISVC adossé au CIS 99,9 %, témoignages de consommateurs et commerçants, et apparition du crestin.

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Face à la progression du sentiment de vie chère sur le territoire, Son Altesse la Duchesse de Crestignac a présenté le plan « Encorner les prix», destiné à restaurer durablement la sérénité économique des Crestignaciens.

La première mesure entrera en vigueur dès lundi: l’affichage des prix sera interdit dans l’ensemble des commerces de Crestignac.

« Nous avons écouté les Crestignaciens. Ils nous disent voir partout des prix qui les inquiètent. Nous avons donc décidé qu’ils ne les verraient plus.»

Le dispositif ne prévoit aucune modification obligatoire des tarifs pratiqués par les commerçants. Ceux-ci resteront libres de déterminer leurs prix. En revanche, aucun montant ne pourra désormais apparaître dans les vitrines, sur les rayonnages, les menus ou à proximité immédiate des produits. Le montant total sera communiqué au client au moment du paiement.

Encorner les prix

Pour Sacha Miseri, ministre des Finances, cette distinction est essentielle.

« Nous ne devons pas confondre le prix avec le sentiment qu’il produit. Modifier les prix aurait nécessité une intervention économique complexe, longue et dont les conséquences auraient été difficiles à prévoir. Supprimer leur affichage produit un effet immédiat.»

« L’objectif du plan Encorner les prix est parfaitement clair: lutter contre le sentiment de vie chère. C’est sur cet objectif que nous souhaitons être évalués.»

Une expérimentation menée dans plusieurs commerces crestignaciens aurait déjà produit des effets sensibles.

Josiane témoigne: « Avant, quand je faisais mes courses, je regardais les prix. Je voyais 4,80, 7,20, parfois 12,90. Ça finissait par m’inquiéter. Maintenant, je ne vois plus rien. Je prends ce dont j’ai besoin et je suis beaucoup plus soulanger.»

Le passage en caisse reste parfois un moment délicat: « Oui, quelquefois j’ai une surprise. Mais c’est après. Pendant les courses, je vais très bien.»

Encorner les prix

Gérard, retraité: « J’ai acheté du fromage, deux poireaux et une bouteille. Je ne savais pas combien ça coûtait. Ça faisait très longtemps que je n’avais pas fait mes courses avec une telle tranquillité.»

Micheline, mère de trois enfants: « Mes enfants me demandaient toujours pourquoi certaines choses étaient si chères. Maintenant, ils ne me le demandent plus. À la maison, on parle beaucoup moins des prix.»

Jean-Marc: « Avant, avec 50 crestins, je savais immédiatement ce que je ne pouvais pas acheter. Maintenant, je ne le sais plus. Psychologiquement, ça change énormément de choses.»

Marcel, boucher: « Avant, les clients entraient et me disaient: “C’est cher.” Maintenant ils entrent et me disent: “Je vais vous prendre 800 grammes.” La discussion est redevenue beaucoup plus constructive.»

Bernard, boulanger: « J’ai retiré toutes les étiquettes mardi matin. Depuis, personne ne m’a signalé d’augmentation du prix du pain. Pourtant, il a augmenté. C’est encourageant.»

Encorner les prix

Sylvie, commerçante en prêt-à-porter: « Une cliente m’a demandé combien coûtait une robe. Je lui ai expliqué que je ne pouvais plus contribuer à son sentiment de vie chère en lui communiquant cette information avant son achat. Elle a réfléchi et elle l’a prise.»

Afin d’évaluer les résultats du plan, le gouvernement crestignacien annonce la création de l’ISVC — Indice du Sentiment de Vie Chère.

L’ISVC ne mesurera pas directement l’évolution des prix. Il mesurera la perception qu’ont les Crestignaciens de leur évolution.

Les instituts chargés jusqu’à présent de mesurer les prix poursuivront leurs travaux. Ils ne pourront toutefois plus publier les montants observés, leur diffusion étant susceptible d’influencer l’indicateur qu’ils sont désormais chargés d’étudier.

Un premier bulletin méthodologique précise: « Les prix continueront d’être relevés afin d’assurer la qualité de la mesure. Leur publication sera suspendue afin de ne pas altérer la qualité du ressenti mesuré.»

L’ISVC sera établi selon les standards du CIS 99,9 %, désormais retenu comme référentiel pour l’évaluation des politiques de perception à Crestignac.

Encorner les prix

Les données préliminaires montrent une diminution très importante du nombre de Crestignaciens déclarant avoir constaté visuellement une augmentation des prix dans les commerces participant à l’expérimentation.

Selon Sacha Miseri: « Depuis la disparition des étiquettes, aucun des consommateurs interrogés n’a déclaré avoir vu un prix augmenter sur un rayon. C’est un résultat objectif.»

Interrogée sur le niveau actuel du panier moyen à Crestignac, la ministre n’a pas souhaité communiquer de chiffre: « Cette information pourrait avoir un effet direct sur l’ISVC. Il serait méthodologiquement imprudent de la rendre publique.»

Le premier ISVC officiel sera publié à la fin du mois. Il indiquera l’évolution du sentiment de vie chère, mais ne comportera aucun prix.

Pour la DdC, la réforme marque une nouvelle étape dans la protection du quotidien des Crestignaciens.

« Nous avions promis de lutter contre le sentiment de vie chère. Nous n’avons jamais promis de lutter contre les prix.»

« Les prix n’ont pas disparu. L’inquiétude de les voir, si.»

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